Les expériences et pratiques de la DDC en matière d’empowerment en Afrique de l’ouest.

Processus d'apprentissage - systématisation d’expérience "Empowerment" de la section Afrique de l’Ouest

 

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La section Afrique de l’ouest travaille depuis plusieurs décennies en mettant au cœur de sa stratégie des concepts recouvrant largement le champ de l’empowerment. En outre, l’évaluation indépendante "SDC's performance towards empowerment of stakeholders from the Recipient's Persepective", qui s’est concentrée sur le rôle de la DDC et ses relations avec les partenaires dans le processus d’empowerment, ainsi que sur la perspective des communautés de base visées par les processus en question, a porté sur deux pays dont le Burkina Faso. Le processus d’apprentissage proposé suite à l’évaluation indépendante a trouvé un écho favorable dans la section. Il s’agit d’une part de porter un regard réflexif et auto-critique sur une évolution peu documentée, et par conséquent peu connue à l’extérieur de la section. Le travail a également pour but d’interroger et d’expliciter les choix de la section dans leur pertinence et dans leurs limites afin de favoriser un apprentissage valorisant ses propres expériences et les rendant accessibles aux nouveaux collaborateurs (mémoire institutionnelle).

 

Réflexion critique et documentation d’expérience sont essentiellement motivés par une volonté d’améliorer les performances actuelles et futures de la section.

 

Objectifs

  • Expliciter l’évolution des choix (de la section) et la manière dont ils ont été opérés
  • Reconstituer l’évolution - et clarifier - les concepts d'auto-promotion, maîtrise d’ouvrage locale, appropriation, capacité d’analyse et de négociation qui ont sous-tendu ces décisions.

 

Méthode

  • Recueil et analyse de documents : synthèses thématiques, évaluation …
  • Interviews avec des porteurs d’expérience clés impliqués dans l’élaboration des stratégies de la section
  • Brainstorming et test / consolidation d’hypothèses avec des petits groupes de résonance de la section
  • Un atelier intermédiaire

 


Publications:

De l'autopromotion à l'empowerment: Fragments d'interprétation

Ce texte retrace brièvement l'histoire d'un concept : l'autopromotion. Le texte décrit l’évolution des choix (de la SAO) et la manière dont ils ont été opérés au regard de l’évolution des contextes (historique dans les pays, histoire de la pensée du développement). Selon la majorité des personnes que l’auteur a rencontrées, autopromotion et empowerment sont intimement liés, ce qui permet de postuler que l'autopromotion fut un "ancêtre" de l'empowerment à la SAO. Ce texte est constitué de six fragments d'interprétation qui permettent de mieux comprendre l’évolution des théories et des pratiques de l’autopromotion. >>> télécharger le document

Appropriation: Théories du Nord et pratiques du Sud

Ce texte commence par un bref survol théorique de la notion d'appropriation, sa relation avec la Déclaration de Paris, ainsi qu'une analyse de la raison pour laquelle ce terme est si peu présent dans la littérature du Sud, en particulier la littérature ouest-africaine. L’auteur montre que l'appropriation peut devenir une monnaie d'échange pour les acteurs du Sud dans leurs négociations avec le Nord, pour autant qu'ils prennent conscience à quel point l'appropriation est importante pour le Nord. Le thème de l'appropriation impose donc une certaine précision dans son traitement, en particulier en spécifiant clairement depuis quel point de vue et à partir de quel système de senson parle. C'est ce que l'auteur propose de faire en commençant par un bref survol théorique de la notion d'appropriation puis en l'illustrant à l'aide d'exemples tirés d'une intervention au Mali : la démarche Yérékimè de la FNAM (Fédération Nationale des Artisans du Mali). Télécharger le document en français


 

A critical reflection on power and development in the West Africa Section (1993-2008)

 

For several decades now, the topic of empowerment formed a thematic key element of the West Africa Section. On the basis of twelve interviews and the analysis of sixteen key documents, the major 'lines' of this approach and its development process are being traced in this document prepared by Jean-Luc Alber. The author does illustrate the different processes that have been imporant by having a closer look at how and by whom the approach has been shaped during the period from 1993 to 2008.

 

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12 textes clés de la Section Afrique Occidentale (1993-2007)

Dans le cadre du travail décrit ci-dessus, 12 textes clés de la période 1993-2007 de la Section Afrique Occidentale (SAO) ont été identifiés pour la réflexion

 

Cette bibliographie commentée entend favoriser une meilleure circulation de la documentation de la Section Afrique de l’Ouest (SAO), aujourd’hui Division Afrique de l’Ouest (DAO). Elle répond aux souhaits de constituer une mémoire institutionnelle dans le but de stimuler une lecture réflexive et autocritique et de faciliter l’intégration des nouveaux collaborateurs. Un ensemble de douze textes, aptes à fournir une vision condensée des orientations et des réflexions fondamentales de la SAO, ont été retenus. Les résumés proposés donnent un accès aux expériences, aux interrogations et aux choix qui ont façonné la démarche de la Section durant ces quinze dernières années.

 

Texte 1 : Quelle stratégie de coopération pour la DDA en Afrique de l'Ouest ?

DDC-SAO, 1993. Quelle stratégie de coopération pour la DDA en Afrique de l'Ouest?  Berne : DDC. 57 p. [Document de synthèse établi par Loïc Barbedette suite au Séminaire du Louverain (Neuchâtel), 30 août au 3 septembre 1993]

Ce rapport, auquel les textes ultérieurs de la SAO se réfèrent régulièrement, est le résultat d’une réflexion appliquée aux réalités de la zone où travaille la Section dans l’optique de traduire les orientations générales de la DDC (encore DDA à cette époque) en orientations opérationnelles spécifiques. Conçue comme un document d'information et de travail, cette formalisation a conduit à l’affirmation de la stratégie de la Section. Elle comprend la plupart des orientations maîtresses de son dispositif :

- Ne pas céder à l'afro-pessimisme ambiant mais s'attacher avec opiniâtreté à faire émerger une image constructive du futur des pays sahéliens en élaborant des stratégies positives ;

- Privilégier une entrée par le niveau local et un ancrage sur le terrain ;

- Construire sur les potentiels, mobiliser les resssouces latentes, les forces endogènes présentes dans le contexte ouest-africain ;

- Bâtir une stratégie de développement centrée sur les acteurs qui peuvent concrètement impulser les dynamiques économiques et sociales et mettre en œuvre les changements ;

- Placer les acteurs africains aux commandes des actions de développement dont ils sont les bénéficiaires ;

- Conférer une place constitutive aux « visions » et aux « rêves », en d’autres termes aux souhaits, aux aspirations, à l’imaginaire des acteurs concernés ;

- Se servir de  l'« approche par le rêve » comme d’un outil qui permette d’identifier les potentiels existants et d'atteindre les souhaits et les espoirs des protagonistes africains ;

- Identifier des acteurs africains porteurs de « visions structurantes » pour l’avenir et qui ont la capacité d'y entraîner les autres au travers d’une mobilisation collective ;

- Se placer dans le rôle d’« accoucheur » dans l'optique de favoriser l'émergence de visions locales du développement ;

- Se placer dans une posture d’appui afin de donner aux acteurs africains les moyens de réaliser leurs aspirations, de donner à leurs visions les conditions nécessaires à leur affirmation

- Travailler sur le long terme et ce faisant ne pas céder aux « pressions [qui] s'exercent plutôt en faveur des formes d'aide les plus rapides, ponctuelles et spectaculaires, c'est-à-dire particulièrement de l'aide humanitaire. » (p. 14).

Si le terme empowerment ne figure pas dans la synthèse du séminaire du Louverain, l’idée est à l’évidence bien présente. Les choix stratégiques énoncés dans le document ne cesseront d'être revisités suivant une démarche autocritique et évolutive.

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Texte 2 : Document d'orientation stratégique DOS - SAO 1998

 

DDC-SAO, 1998. La coopération suisse en Afrique de l'Ouest : orientations stratégiques. Berne : DDC. 31 p.

 

Ce document d’orientation stratégique (DOS) de 1998, approuvé en 2000 par la DDC, constitue le cadre de référence de la SAO. Il explicite les hypothèses de travail de la Section et décrit son dispositif de pilotage. Le DOS préconise des actions visant à la relance des économies locales et à l’amélioration des articulations entre villes et campagnes. Priorité est donnée aux activités créatrices de richesse. La stratégie opérationnelle qui est tracée se fonde sur une approche multi-acteurs. Elle est centrée sur des zones géographiques, des champs d’activités prioritaires et sur des instruments et des moyens destinés à faciliter l’accès à l’information, à la communication, à la formation, à la recherche-action et aux financements souples.

Un changement de terminologie a été apporté par rapport à la synthèse du séminaire au Louverain de 1993. Sources d’incompréhension au sein de la DDC, notamment pour des raisons d’ordre linguistique, les notions de « rêve » et d’ « acteur visionnaire » ont été abandonnées. L’idée de « vision » demeure en revanche présente.

L'hypothèse qui se dégageait des analyses de 1993 était la suivante :  

 

« L'Afrique de l'Ouest est en mesure de déployer de façon durable ses ressources si son développement est tiré par des visions structurantes, entraînant l'adhésion, bâties par des acteurs africains sur la base des valeurs qu'ils choisissent ». (1993 : 45).

 

La Section a choisi d'infléchir sa formulation. Le choix d’une démarche privilégiant le recours aux leaders est énoncé de manière moins explicite.  Pour le reste, le postulat de base du DOS réaffirme les orientations stratégiques de 1993.

 

« Le développement de l’Afrique de l’Ouest repose sur la construction par les Africains de perspectives d’avenir sur la base de valeurs qu’ils choisissent, qui permettent de réfléchir et d’agir (valeur structurantes) et entraînent l’adhésion. La coopération de la DDC en Afrique de l’Ouest s’inscrit en appui aux initiatives de participation et de responsabilisation des populations (empowerment). » (1998 : 5).


Les Lignes directrices Nord-Sud : rapport du Conseil fédéral sur les relations Nord-Sud de la Suisse dans les années 90 du 7 mars 1994 intègre toute une série de thèmes nouvellement apparus dans le champ de la coopération au développement  (empowerment, genre, bonne gouvernance et démocratisation, développement durable, lutte contre la pauvreté, prévention des conflits, harmonisation de l'aide) qui se reflètent dans le DOS.

 

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Texte 3 : Système de pilotage stratégique SAO 1999

 

DDC-SAO, 1999. Système de pilotage des orientations stratégiques de la DDC en Afrique de l'Ouest : note méthodologique. Berne : DDC. 39 p.  [Note rédigée par Paul Sauvain (SEREC) suite au Séminaire régional de Yamoussokro, 20 au 26 août 1999]

 

Cette note de travail présente un système de pilotage (controlling) des orientations de la Section qui figurent dans le Document d’orientation stratégique (DOS) de 1998. Le « pilotage stratégique » est défini comme « une aide à la gestion et à la prise de décision par rapport à ces orientations ». (p 3).

 

Ce texte méthodologique introduit une modification par rapport au DOS. Dans l’optique de clarifier son approche relationnelle, la SAO distingue désormais deux scènes de suivi :

 

- la « scène des processus sociaux » (appelée, en d’autres occasions, « scène du développement ») : les processus de négociation et de coordination entre acteurs locaux et  nationaux dans lesquels se défini et se réalise l'action collective ;

 

- la « scène de la coopération » : les  actions planifiées qui cherchent à provoquer ces processus sociaux.

 

La note souligne que le pilotage des actions des protagonistes africains n’est pas du ressort de la SAO. La Section se limitera à offrir un soutien de type méthodologique. Elle entend toutefois privilégier son ancrage dans les réalités ouest-africaines à travers un suivi attentif des évolutions observables sur la « scène des processus sociaux ». Il s’agit de partir de l’analyse des contextes afin d’accompagner des processus qui doivent être menés par les acteurs. Cette posture implique un engagement direct à la base ainsi que la construction de rapports de confiance avec les acteurs africains qui  font le développement.

 

Le pilotage se fera par « champs d’observation pour piloter » (CHOP). La délimitation de ces derniers permet de répondre aux questions « où observer » et « quoi observer ». La note retient les CHOP suivants : développement rural-gestion des ressources naturelles ; santé ; éducation ; artisanat ; décentralisation.

 

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Texte 4 : Le(s) temps du partenariat

 

DDC-SAO, 2001. Le(s) temps du partenariat. Berne : DDC. 30 p. [Document de synthèse établi par Loïc Barbedette suite au Séminaire régional de Cotonou, « Le partenariat dans la coopération au développement »,  juin 2001]

 

Poursuivant la clarification de ses lignes directrices en matière de coopération, la SAO a cherché à mieux comprendre la notion de partenariat au cours d’un Séminaire dont ce document est la synthèse. Cette réflexion approfondie poursuit des travaux plus anciens en les approfondissant.

La SAO se méfie des termes qui semblent pleins de bonnes intentions et qui cachent souvent une réalité autrement moins sympathique (la rhétorique euphémisante). En vogue, le terme « partenariat » sert souvent à désigner la relation de coopération en tant que telle. Ce type de généralisation cache le caractère politique de l'aide et la différence structurelle de pouvoir qui définit la relation de coopération. Consciente de ces risques, la SAO recommande d’adopter une attitude critique envers les idéalisations et ce que la notion de partenariat pourrait faire croire d’égalité entre partenaires. 

 

La déconstruction du phénomène amène à la conclusion qu'

 

« Il y a bien une réalité de la relation de coopération qui peut être observée et objectivée, et il est possible en se servant des outils de la connaissance d'analyser, d'élucider,  d'apprécier et de chercher à améliorer les différents types de rapports qui s'établissent entre protagonistes (que l'on peut convenir d'appeler "partenaires", mais sans donner une valeur morale particulière à ce terme). Mais, le "partenariat" n'est pas un  concept sociologique et l'on entre dans l'ordre de l'idéologie - à la frontière de l'imaginaire et du symbolique - lorsque l'on discourt sur le partenaire "idéal" ou "idéel" ». (p. 19). 

 

On en déduit qu'

 

« Il paraît plus fructueux de se pencher sur l'analyse et la compréhension des logiques de ce "partenariat réel" dans le champ du développement pour en apprécier les risques et les opportunités afin de dégager des lignes de conduites en matière de coopération. » (p. 19). « On est mieux armé pour aborder le partenariat si l'on sait d'emblée que l'on communique mal et si l'on cherche à comprendre pourquoi ». (p. 22).

 

Conformément à sa volonté d'ancrage sur le terrain, la Section préfère de la sorte fonder sa démarche sur l’analyse des relations et des pratiques concrètes des BUCOs pour définir quand il apparaît pertinent de parler de partenariat. La relation de coopération n’est pas un long fleuve tranquille. L'on s'accorde à travers des échanges et une confrontation d'intérêts où se manifestent obligatoirement des tensions et des désaccords. Echafaudé au cours d'un processus, le partenariat peut s’intensifier, s’affaiblir, être rompu et doit nécessairement prendre fin.

Le séminaire aborde également la démarche consistant à prendre appui sur des forces réformatrices et sur des « acteurs réformateurs ». On est d’avis que mieux vaut éviter de trop personnaliser la relation de coopération et dans tous les cas s’assurer qu’on met en place des partenariats institutionnels. L'idée de « partenariat horizontal » est en outre considérée comme constitutive de l'approche à promouvoir.

 

Les questions du partenariat avec les plus démunis (les plus pauvres des pauvres) et des ruptures de partenariat restent quant à elles en chantier.

 

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Texte 5 : Ouvrir le(s) regard(s) sur les conflits

 

DDC-SAO, 2003. Ouvrir le(s) regard(s) sur les conflits. Berne : DDC. 42 p. [Document de synthèse établi par Loïc Barbedette suite au Séminaire régional de Bamako, « Prévention et la gestion des conflits », 23-27 juin 2003]

 

Ce document constitue la synthèse d’un atelier de réflexion consacré à la prévention et à la gestion des conflits en Afrique de l’Ouest.

 

Des récits rapportés par les cinq BUCOs, qui servent de matériaux d’analyse aux participants, permettent d’évoquer des situations conflictuelles auxquelles se trouvent typiquement confrontés les BUCOs  La présentation de divers modèles de médiation, par des personnes-ressources, est l’occasion d’explorer des procédés et des postures de régulation des affrontements. La discussion de ces modèles permet aux participants d’interroger leurs propres modes d’implication dans les conflits ainsi que leurs pratiques de prévention et de gestion des désaccords. Il s’agit de savoir comment réagir ou se positionner lorsqu’on est directement impliqué au sein d’un conflit. Il s’agit aussi de se donner les moyens d’évaluer l’influence des actions de développement dans la construction de tensions susceptibles de générer des conflits, notamment lorsque les actions de développement touchent directement aux inégalités sociales et aux rapports de force. La démarche d’empowerment est à cet égard associée à l'objectif de promotion de la paix et ce faisant à la recherche de solutions propres à anticiper et à dénouer les situations de crise.

 

Le traitement des différends doit engager à chercher des systèmes de médiation qui, pour s’avérer efficaces, doivent se révéler culturellement appropriés. Le souci de s’appuyer sur de tels mécanismes doit ainsi encourager les coopérants à recourir aux compétences locales et aux dispositifs endogènes en matière de négociation et de recherche d’un accord. La mise en place d’une règle à respecter, dont les parties qui s’affrontent fixent elles-mêmes les modalités, apparaît comme une moyen efficace de construire un accord qui soit socialement adaptée et praticable.

 

Partant de la complexité et de la multiplicité des situations d’antagonisme, les discussions et les réflexions menées au cours du séminaire ont débouché sur des pistes concrètes. Quatorze lignes de conduite relatives à la gestion et à la prévention des conflits en Afrique de l’Ouest sont ainsi dégagées.

 

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Texte 6 : Développement organisationnel et institutionnel, renforcement des capacités, et apprentissage collectif

 

ZWAHLEN Anne, 2004. Développement organisationnel et institutionnel, renforcement des capacités, et apprentissage collectif. Berne : DDC. 11 p.

 

Répondant à l’objectif exprimé par la SAO de s’investir davantage dans cette thématique, la note propose un examen des notions de renforcement des capacités et de développement organisationnel et institutionnel.

 

L’auteure observe l’omniprésence de cette problématique. Elle relève des chevauchements conceptuels qui engendrent une certaine confusion mais reconnaît dans la démarche proposée le moyen de s’orienter vers une « vraie maîtrise d’ouvrage locale. » (p.1). Elle distingue diverses approches ou écoles de pensée qui ont fini par s’articuler autour de cette même thématique. Elle passe en revue une série de définitions (PNUD, ACDI, OCDE, DDC) en s’employant à dégager les liens qui existent entre différentes notions qui à l’évidence se recoupent. Le concept de renforcement des capacités, lui-même complexe et multidimensionnel, intègre ainsi ceux de développement organisationnel et institutionnel. L’intérêt pour les démarches fondées sur l’idée de renforcement (ou de développement) des capacités s’explique par la volonté de privilégier une vision systémique, programmatique et stratégique. Elle répond également à l’obligation d’obtenir des résultats palpables en termes de gouvernance, de démocratisation, de responsabilisation, de gestion publique, d’amélioration de la vie des populations déshéritées.

 

Synthétisant le concept de « Capacity Development/Human Institutional Development », présenté par la DDC en 2003, et s’appliquant à resituer les orientations de la SAO dans cette perspective (partenariat horizontal, maîtrise d’ouvrage locale), cette note se veut surtout un trait d’union entre la Centrale de Berne et les membres de la Section qui travaillent sur le terrain.

 

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Texte 7 : Les précédentes relectures de la stratégie de la Section Afrique Occidentale de la DDC

 

BARBEDETTE Loïc, 2005. Les précédentes relectures de la stratégie de la Section Afrique Occidentale de la DDC. Berne : DDC. 12 p. 

 

Cette note retrace l’évolution de la stratégie de la SAO de 1993 à 2005. Sa lecture est particulièrement utile à qui désire disposer d’une vision générale des constantes qui caractérisent l’approche de la SAO et des modifications qui ont été apportées suivant un travail de réajustement échelonné sur douze années.  L’auteur dégage les temps forts de la réflexion de la Section concernant la formulation et les clarifications de ses orientations stratégiques, la mise en place de son modèle de pilotage ainsi que l’examen progressif de la relation de coopération qu’elle défend et entend promouvoir. Ce faisant, quatre versions du DOS se sont succédées au gré d’un processus de relecture et de réflexion autocritique.

 

L’auteur revient sur les postulats et les idées-force de la SAO dérivant de l’articulation des orientations de la DDC et de l’analyse du contexte ouest-africain. Sont ainsi abordées les idées de stratégie centrée sur les acteurs ; d’accompagnement des dynamiques endogènes ; de priorité donnée aux activités productrices de richesse; de maîtrise des processus économiques par les protagonistes à la base ; de développement du niveau local et régional ; d’interface entre acteurs privés et Etat. La note revient également sur les notions de visions et d’acteurs-clé.

 

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Texte 8 : 12 jalons pour préciser le profil de la section afrique occidentale de la DDC : séminaire régional de Bamako; 27 juin/1er juillet 2005; document 1 : synthèse :

 

DDC-SAO, 2005. 12 jalons pour préciser le profil de la Section Afrique Occidentale. Berne : DDC. 34 p. [Document 1 de synthèse établi par Loïc Barbedette suite au Séminaire régional de Bamako, 27 juin au 1er juillet 2005] 

 

La synthèse du présent séminaire fournit douze jalons destinés à actualiser le profil de la Section. Le renouvellement très important du personnel de la SAO comme l’évolution du contexte sous-régional et international nécessitent une telle remise à jour. L’atelier est conçu comme un moment de réflexion en commun dans le but de se forger une perspective mutuelle en vue de mobiliser les énergies et de gérer les divergences d’intérêt (cf. Texte 9).

 

Il est important d’intégrer les expériences acquises sur le terrain comme de s’ajuster aux transformations apparues à la DDC et dans le champ de la coopération internationale en tenant compte des changements structurels qui conditionnent les sociétés sahéliennes. Le reprofilage de la SAO est programmé sur un horizon de 5 ans. Ce travail s’inscrit ce faisant dans la logique de la révision à mi-parcours de la Stratégie 2010 de la DDC.

 

Au cours du séminaire, la Section revisite l’hypothèse énoncée dans son document d’orientation stratégique de1998 (accepté par la DDC en 2000) selon laquelle c’est « en construisant à partir du local, à partir des acteurs et en prenant appui sur le contexte que l’on favorisera une valorisation des ressources permettant d’entretenir un développement durable. » (p. 2). Il s’agit de :

 

- se donner des fondements pour construire le futur : bâtir sur le convergences comme s’enrichir des différences qui existent dans la Section ; ne pas s’isoler, contracter des alliances au sein et hors de la DDC ; s’ancrer fortement dans les réalités du terrain ; affiner sa capacité d’analyse ;

 

- fixer des orientations visant à préciser l’action de développement de la DDC en Afrique : articuler les évolutions du contexte ouest-africain avec les postulats et les thèmes transversaux de la DDC afin de cibler l’action ; enrichir l’approche du développement local ; développer la dimension régionale ; 

 

- s’investir dans des champs d’activité prioritaires : l’économie locale ; la production rurale ; l’éducation ; la santé ; l’Etat local ;

 

- instaurer des perspectives institutionnelles plus claires : professionnaliser la Section ; s’inscrire comme force de proposition dans l'optique de relier les options de la Section au cadre normatif qui s'impose dans le champs de la coopération ;  mieux positionner la Section au sein de la DDC.

 

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Texte 9 : Les contenus de travaoux du séminaire de la Section Afrique Occidentale de Bamako: séminiare régional de Bamako; 27 juin/1er juillet 2005 : document 2 : chronologie du séminaire :

 

DDC-SAO, 2005. Les contenus des travaux du séminaire de la Section Afrique Occidentale de Bamako. Berne : DDC. 59 p. [Document 2 de synthèse, chronologie du séminaire, établi par Loïc Barbedette suite au Séminaire régional de Bamako, 27 juin au 1er juillet 2005] 

 

Ce document est le compte rendu chronologique des travaux du séminaire régional de 2005  portant sur le profil de la stratégie de la SAO. Il a été établi à partir de prises de notes et constitue un complément au document 1 du même atelier intitulé 12 jalons pour préciser le profil de la Section Afrique Occidentale (cf. Texte 8). 

 

Cette note de synthèse donne accès à la trame des discussions qui se sont déroulées  à Bamako. Sa lecture permet de prendre connaissance de la multiplicité des points de vue et des sensibilités qui sont présents dans la Section et, ce faisant, de voir s’exprimer des convergences et des divergences eu égard aux évolutions récentes du cadre normatif de l’aide au développement (objectifs du millénaire, déclaration de Paris) et du processus de révision de la stratégie 2010 dans lequel s’est engagée la DDC.

 

Le séminaire s’est déroulé en quatre temps :

 

Temps 1 : faire le point sur ce qui est commun et sur ce qui divise au sein de la Section

 

Douze points se dégageant des contributions des cinq BUCOs et de la Centrale sont soumis à la discussion. Des divergences de style, attribuées à la personnalité des directeurs de BUCOs ou des membres des équipes, s’expriment. Elles ont notamment trait à l’accompagnement des acteurs ou à la question de la pauvreté. Sont également débattus les thèmes de la dimension régionale et des enjeux spécifiques à la sous-région ; de l’alignement sur les objectifs du millénaire ; de l’importance relative de l’analyse du contexte en regard de l’importance croissante des cadres normatifs qui structurent le champ de la coopération.

 

Temps 2 : disposer d’éclairages sur le contexte sous-régional

 

Les participants se livrent tout d’abord à un exercice collectif d’analyse des tendances et des futurs possibles pour l’Afrique de l’Ouest. Alioune Sall (socio-économiste sénégalais invité comme personne-ressource) s’emploie ensuite à esquisser un état des lieux en abordant la question du pouvoir et les dimensions humaine, économique et sociétale du présent sahélien. Une analyse structurelle permet au conférencier de dessiner quatre scénarios envisageables du devenir de l’Afrique au sud du Sahara. Un deuxième éclairage portant sur la situation des paysans ouest-africains face à la mondialisation est proposé par Ndiogou Fall (président du ROPPA).

 

Temps 3 : poser les jalons du travail à venir de la Section par rapport aux évolutions en cours en Afrique Occidentale

 

Le cadre de travail de la Section se focalise sur :

 
- cinq champs d’activité : l’économie locale ; la production rurale ; l’éducation ; la santé ; l’Etat local

- trois thèmes transversaux : la gouvernance ; l’empowerment ; le genre


- deux postulats de base : la question de la pauvreté et non la « lutte contre la pauvreté » ;  la questions des équilibres notamment (groupes sociaux, espaces, régions).

 

Le document résume en détail :


- les apports des groupes de travail formés pour réfléchir, en termes d’expériences acquises, aux cinq champs d’activité mentionnés ci-dessus, ainsi que les débats nourris qui ont suivi


- les résultats des réflexions et les propositions des mêmes groupes concernant les « perspectives de travail » de la Section

 

Temps 4 : poser les bases du travail à venir de la Section par rapport à elle-même et par rapport au système de l’aide

 

Trois points sont discutés, concernant le système de travail interne à la Section :

 

- améliorer les échanges et la circulation de l’information


- professionnaliser les personnel de la Section en établissant 5 réseaux thématiques


- valoriser les ressources humaines nationales

 

Les discussions relatives au positionnement de la Section sont centrées sur

 

- les articulations entre approches bilatérales et multilatérales

- les cadres de lutte de la pauvreté et les objectifs du millénaire


- l’harmonisation et l’alignement de l’aide


- le thème (nouveau à la DDC) d’Etats fragiles

 

Le document se termine sur les conclusions du séminaire et les propositions à rendre opérationnelles parmi lesquelles :

 

- la prise en compte de la dimension régionale


- la valorisation des compétences locales


- la mise en place des réseaux thématiques

 

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Texte 10 : Actualisation de la stratégie de la Section Afrique Occidentale

 

DDC-SAO, 2006. Actualisation de la stratégie de la Section Afrique Occidentale. Berne : DDC. 7 p. [Rapport au COSTRA (Comité stratégique), 27 avril 2006]

 

Ce document destiné au COSTRA (Comité stratégique de la DDC)  résume la stratégie actualisée en 2005 de la SAO.

 

Le rapport présente une brève analyse du contexte sous-régional et international sur les plans :

- des tendances (intégration et compétitivité économique, cadres légaux, foyers de tension)


- des institutions publiques (gouvernance, démocratisation et décentralisation)


- des sociétés (sécurisation sociale et économique, individualisme, démographie, flux migratoires)


- des économies (agriculture et élevage en milieu rural, économie populaire en milieu urbain)


- de l’éducation, de la formation, de la santé (accès, égalité des chances).

 

Il revient sur les lacunes de l’Agenda international qui a structuré les relations du Nord avec le monde ouest-africain (politiques d’ajustement structurel, stratégies de réduction de pauvreté). Cet état des lieux est l’occasion d’affirmer les orientations stratégiques de la SAO fondées sur la mise en valeur des potentiels endogènes et des ressources locales mobilisables.

 

« La SAO contribue à renforcer les capacités des acteurs à concevoir et agir selon leurs propres tracés d’évolution. Elle les soutient dans leurs efforts de faire valoir leurs intérêts communs et de rendre leurs économies, leurs organisations et institutions plus performantes. » (2006 : 3).
 
Les orientations de travail énoncés reposent sur cinq principes structurants :

- considérer la pauvreté dans ses différents aspects


- favoriser de meilleurs équilibres


- identifier des leviers efficaces


- rechercher l’empowerment


- donner priorité aux acteurs porteurs d’évolution

 

Le document rappelle que la SAO ancre son action opérationnelle au niveau local en tenant compte des espaces « réels », régionaux et sous-régionaux, des sociétés et des espaces institutionnels des Etats. Elle centre ses activités dans cinq pays prioritaires (Burkina Faso, Bénin, Mali, Niger et Tchad). Elle se focalise sur cinq champs d’activité : économie locale ; production agro-pastorale et gestion des ressources naturelles ; éducation ; santé ; Etat local et décentralisation. Elle se concentre sur deux thèmes transversaux : genre et gouvernance.

 

Le document énonce les modalités de coopération qui guident l’action de la SAO : porter attention au principe de subsidiarité ; s’attacher à influencer les systèmes et les politiques ; construire dans la durée à partir des contextes et des acteurs ; s’engager de manière critique par rapport aux efforts visant à l’harmonisation de l’aide.

 

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Texte 11 : Rapport de l'atelier du groupe de travail genre de la SAO

 

DDC-SAO, 2007. Rapport de l'atelier du groupe de travail genre de la SAO. Berne : DDC. 8 p. [Note rédigée suite au Séminaire de N'dali, 23 au 27 janvier 2007] 

 

Cette note constitue la synthèse d’un séminaire orchestré par le groupe de travail « genre » de la Section Afrique de l’Ouest qui a vu le jour lors de l’atelier de relecture du DOS de Bamako en 2005.

 

L’objectif poursuivi lors de cet atelier était d’établir un bilan de l’application de la politique « genre » de la SAO en vue de l’enrichir et de la réactualiser.

 

On rappelle que l’approche « genre » se construit autour des principes d’action de la DDC concernant les inégalités et les déséquilibres de genre retraduits à l’aune de l’évolution des contextes dans lesquels la Section est engagée et des expériences accumulées sur le terrain. Une distinction est de la sorte opérée entre application transversale de la dimension « genre » mise en œuvre dans tous les programmes et actions spécifiques pour l’empowerment des femmes dans des domaines prioritaires tels que l’éducation, le leadership féminin, la formation politique, la lutte contre les violences à l’égard des femmes, la mortalité maternelle ou encore l’excision.

 

La capitalisation des expériences montre que l’application de l’approche « genre » a fait du chemin depuis 2003 tant auprès des acteurs africains locaux et gouvernementaux qu’au sein des différents BUCOs où l’on a veillé à assurer un accroissement de l’équilibre femmes/hommes dans les équipes ainsi qu’à renforcer les capacités des cadres de terrain.

 

La note procède à un état des résultats obtenus et des raisons de leur variabilité. Elle série les difficultés rencontrées et les défis à relever, tels les blocages qui existent au  niveau des administrations. En matière de leçons apprises, elle dégage une liste non systématique de conditions requises pour assurer la réussite des actions de promotion de la dimension « genre » parmi lesquelles :

 

- l’identification d’entrées favorables en fonction des contextes locaux


- le développement d’ancrages institutionnels


- le renforcement de la responsabilisation et des capacités des acteurs locaux


- la valorisation de la culture des partenaires

 

On relève par ailleurs l’importance du dialogue politique pour influer sur les choix de politiques et de stratégies nationales et locales en faveur du genre.

La note interroge également l’impératif de mise en place d’une méthodologie et d’outils aptes à garantir le suivi et à vérifier le degré d’appropriation des actions entreprises ainsi qu’à rendre visibles les résultats obtenus en matière de réduction des déséquilibres dans les relations hommes/femmes.

 

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Texte 12 : Intégration - Egalité hommes femmes

 

DDC-SAO, 2007. Intégration de la politique pour l'égalité entre hommes et femmes de la DDC dans les orientations stratégiques de la Section Afrique de l'Ouest. Berne : DDC. 7 p.

 

Ce document est un complément aux orientations stratégiques générales de la SAO. La Section y explicite ce qui fonde sa stratégie à l’égard des relations entre hommes et femmes, ce qui en constitue les enjeux et quelles sont les démarches opérationnelles et organisationnelles à privilégier.

 

Dépendante d’une connaissance du fonctionnement des sociétés et des systèmes culturels, la prise en considération des femmes et des hommes doit se faire en fonction de leurs rôles, de leurs besoins spécifiques et de leurs visions dans le contexte.

 

La promotion d’une égalité entre les sexes est une question de justice sociale et d’équité. Elle contribue à la durabilité et à l’efficacité des programmes. Elle implique l’identification de lieux dans lesquels peut s’ancrer un changement, l’instauration d’alliances, la prise en compte des résistances. Les aspirations au changement clairement exprimées, en termes de rôles, de relations et de rapport de genre, se doivent d’être soutenues et facilitées.

 

Les enjeux relatifs à l’égalité entre hommes et femmes en Afrique de l’Ouest impliquent des questions récurrentes : taux d’alphabétisation ; niveau de formation ; accès aux services de base,  à l’information, aux marchés, aux capitaux, à la propriété foncière ; contrôle sur les ressources ; participation aux prises de décision ; violence de nature diverses (domestique, mutilations sexuelles, mariage précoce, prévalence au Sida), pauvreté.

 

Le texte décrit les influences de la mondialisation et des nouvelles modalités de l’aide (harmonisation, aide budgétaire) sur ces enjeux en constante évolution. Il dresse un bilan de l’approche transversale « genre » de la Section en faisant état de résultats obtenus. Il conclut par la description des modalités relatives à la mise en oeuvre de la stratégie « genre » par la Section au niveau des contextes et de la sphère de la citoyenneté ; des politiques ; des mesures organisationnelles prises au sein de la coopération suisse. La clarification et la communication de cette stratégie aux partenaires africains (locaux et gouvernementaux) apparaît primordiale à l’instar du travail d’identification d’acteurs-actrices et d’organisations « complices » qu’il s’agit de soutenir et d’accompagner dans leur volonté de réduire les disparités entre les sexes qui existent dans leur société.

 

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